Vous êtes victime d'un individu sans scrupule, accumulez des preuves, gardez la tête froide et une fois que vous avez établi les faits, même si vous vous sentez sali et humilié, tournez-vous directement vers la police et portez plainte!
Gardez le moral, passez à autre chose...Les projets professionnels sont entre autre un excellent moyen de tourner une page et d'oublier l'horreur de certaines découvertes!

 

 

 

 

LA MANIPULATION :

La loi est représentée par des êtres humains, plus ou moins conscients, plus ou moins consciencieux, plus ou moins influençables, plus ou moins au courant des pathologies psychologiques et des techniques de manipulation mentale.

Lorsqu’une procédure juridique oppose une personne honnête à un pervers narcissique, c’est généralement de la personne honnête dont le juge va douter, et non du pervers narcissique ! Ce n’est pas parce que le manipulateur est plus malin. C'est tout simplement parce que, pour le pervers narcissique, il n’y a aucune différence entre le bien et le mal. Puisque le pervers narcissique pense toujours avoir raison, il en arrive à convaincre les autres de sa prétendue bonne foi. C’est aussi simple que cela !
la seule solution pour qu'un juge commence à entrevoir la réalité, c'est que la procédure devienne de plus en plus dure. Le pervers narcissique ne peut accepter de s'expliquer. Il ne peut admettre la remise en question. Il est incapable de se justifier calmement face à une attaque en règle. S'il est poussé dans ses retranchements par la partie adverse et par le juge, le pervers narcissique est capable de perdre son contrôle légendaire et de se dévoiler tel qu'il est, à la fois extrêmement pervers, très manipulateur et totalement narcissique.Encore faut-il que ce manipulateur vienne s'expliquer au Tribunal, ce qu'il ne fait bien entendu pas, laissant à son avocat le soin de le représenter!

Je n'ai donc qu'un seul conseil à vous donner si vous êtes malheureusement obligé de vous battre contre un pervers narcissique plutôt que de fuir : Poussez-le toujours plus loin dans ses derniers retranchements, sans vous énerver, et toujours en présence de la Justice. Entourez-vous d'un avocat connaissant très bien cette pathologie. Votre avocat pourra alors vous soutenir lorsque vous êtes au fond du trou (le combat est psychologiquement très dur à supporter ...), et vous calmer de manière à ne surtout pas vous emporter devant la Justice. Peut-être arriverez-vous ainsi à gagner face à lui.

Le mot manipulateur peut maintenant recouvrir une catégorie de troubles psychiques, susceptibles d'affecter des individus de toutes origines sociales. Le manipulateur peut apparaître comme sympathique ou non, voire comme une victime. Il semble que chacun soit plus ou moins manipulateur au cours de sa vie.Le vrai manipulateur est atteint d'un problème de personnalité constant qui modifie en permanence sa façon de penser. Ces personnes veulent obtenir à chaque fois qu'une occasion se présente, le maximum des autres. Anne Ciocca prétend qu'avec les manipulateurs il n'y que deux types de relations possible; celui de dominant ou de dominé.

Conformément aux définitions retenues ci-dessus, différents types de manipulateurs pourraient être distingués ; ceux qui utilisent les autres, sans remords, dans un but narcissique, de pouvoir, escroquerie commerciale, ou par malveillance. Ils peuvent s'appuyer sur le mensonge et/ou la séduction, voire sur la contrainte par la menace ou la force, ou encore en déstabilisant leur victime par la double contrainte. La manipulation psychique peut être un des outils de certaines formes de torture...

Il peut s'agir d'un comportement jugé déviant ou pervers, d'un trouble de la personnalité dont les causes remontent à l'enfance ou à l'éducation du manipulateur, par exemple lui-même manipulé par ses parents ou éducateurs, victime de violences dont il ne veut plus être victime. Les psychologues sont très fréquemment confrontés à des comportements manipulateurs dans les systèmes familiaux ou socio-professionnels.

La manipulation mentale pourrait être une forme particulière d'égoïsme. Souvent le manipulateur demande aux autres un comportement socialement acceptable, sans s’y conformer lui-même. Il s'approprie les idées des autres, en essayant inversement de faire porter par autrui ses propres responsabilités, et souvent en entretenant le doute, le soupçon. Mais les arguments d'un manipulateur semblent toujours, à première vue, logiques et moraux. Isabelle Nazare-Aga (psychomotricienne) note que le manipulateur ne tient pas compte d’autrui, tout en prétendant paradoxalement le contraire. Souvent, il estime cyniquement mettre en œuvre une stratégie intelligente. Il peut mal supporter la critique. Certains manipulateurs à qui l'on tente de faire reconnaître un défaut ou une erreur, réussiront habilement à retourner les accusations contre leur accusateur. Les manipulateurs sont réputés aimer être pris au sérieux, et manquer de sens de l’humour. Cependant, comme le dit le livre « Dire adieu aux manipulateurs » ; souvent sous le couvert de la plaisanterie, le manipulateur peut se moquer du manipulé. Drôle sur le moment, la moquerie ainsi faite en n’est pas moins démonstrative et abaissante. Si les rires au sujet d’une personne deviennent constants cela est une habitude aux conséquences néfaste de la part d’un manipulateur. Donc, « l'humour raciste » ou se faisant au détriment de certaines catégories de personnes (les fous, les blondes, les homosexuels, etc.) peuvent être une forme courante de manipulation d'individus et de groupes.

Le manipulateur utilise volontiers des prétextes tel que la norme, le « bon comportement » à avoir dans la société ou dans un groupe, sachant utiliser les points faibles des autres, faisant par exemple qu'elles se sentent ridicules ou coupables ou blessées dans leur pudeur, ce qui les place ou maintient dans une situation mentale favorable à la manipulation. Isabelle Nazare-Aga précise qu'il sait trouver les erreurs, les défauts (réels ou fictifs) pour que sa victime se sente coupable d’avoir agi autrement qu'elle aurait dû le faire selon le manipulateur.

Se protéger ou sortir de l'emprise d'un manipulateur :

Les psychologues jugent que la prise de conscience de la situation par la victime, et si possible par son entourage est un préalable souhaitable à une démarche de libération de son emprise.
Voilà précisément une étape très difficile et pénible : le manipulateur a pris soin d'utiliser les composantes psychologiques de sa victime pour mieux exercer sur elle des pressions perverses. C'est pourquoi il est tellement difficile pour la victime de se libérer.
Comprendre les stratégies du manipulateur permettrait de développer des stratégies de contre-manipulation, sans avoir l’air de se défendre émotivement, ce qui place en position vulnérable. Paraître indifférent, ne pas répondre plus aux flatteries qu'aux critiques du manipulateur (autrement que par un simple : « merci » ou bien : « c'est toi qui le dis »), plaisanter et montrer une joie de vivre éloigne généralement les manipulateurs. Lorsque l'on doit se défendre contre les assauts d'un supposé manipulateur dans ses relations, il peut être proposé d’agir envers cette personne et seulement avec cette personne, comme elle le fait avec les autres, ce qui peut désamorcer ses tentatives d'influence.

Si l'on est menacé, il peut être recommandé d'éviter d'entrer en discussion avec un individu manipulateur, ne lui révéler de soi-même que le strict minimum, sans parler de sa vie personnelle et en restant flou quand on change ses habitudes, en ne parlant de ses changements qu’à la dernière minute ou mieux en n'en disant rien. Ne pas réagir avant que le manipulateur ne se soit exprimé clairement ; faire ressortir justement que sa demande est ambiguë, désamorce volontiers une tentative d'influence. Accumuler des éléments de preuve de ses demandes ou réponses, par exemple écrire et dater ce qu'il dit, ou bien demander une confirmation par courriel d'une demande téléphonique, peut permettre de le confondre quand il se contredira lui-même. Cela aide aussi rétrospectivement à analyser ses stratégies et leurs effets nuisibles. La plupart des manipulateurs cherchent à isoler leur victime ; si l'on repère chez une personne qu'elle a régulièrement cette attitude (annuler les repas chez les amis, faire une scène épouvantable en réunion et sembler content de ce que « on ne les verra plus, de toute façon ils ne sont pas intéressants », favoriser les disputes de famille...) il est légitime de s'interroger et de se protéger.

Il est cependant difficile d'échapper à un parent, un conjoint, patron manipulateur ou un manipulateur chevronné. Chercher à s'en faire un ami est inutile et ne serait que lui donner d'autres occasions de manipuler. Il est parfois nécessaire de lui mentir (ou plutôt : ne pas lui donner des moyens plus efficaces encore pour manipuler) pour éviter les conflits inutiles ou dangereux, de ne pas répondre à ses attentes, d’être imprécis. Idéalement la réponse qui devrait lui être donnée est oui ou non pour échapper aux situations ambigües. Si le manipulateur n'est pas un supérieur hiérarchique il peut être préférable de ne lui rendre aucun service. Une aide psychologique s'avère parfois utile ou nécessaire, pour la victime, mais aussi pour le manipulateur s'il a pris conscience du caractère asocial de son comportement. Il est néanmoins vital de noter que si le manipulateur excelle vraiment dans ce domaine, il est très difficile, (ce qui peut paraître impossible pour la victime) de lui échapper, celui-ci s'étant lui-même persuadé que son comportement était le seul moralement et physiquement possible pour lui.

L'ABUS DE CONFIANCE :

La première question qu'il convient de se poser est : quand parle-t-on d'abus de confiance ? Il faut savoir que la loi exige des conditions pour parler d'abus de confiance.
Tout d'abord, il doit exister un cadre contractuel, c'est à dire qu'il doit exister un contrat entre les deux parties. Le contrat définit notamment l'usage du bien confié et en prévoit la restitution. Cette exigence de l'existence d'un cadre contractuel permet ainsi de différencier un abus de confiance d'un vol pour lequel il n'y a pas de contrat signé entre les deux parties.
Concernant la remise du bien, celle-ci doit d'être certaine et volontaire, ce qui une nouvelle fois distingue l'abus de confiance du vol. Elle est aussi précaire, c'est à dire que le bénéficiaire n'a ni la possession ni la propriété du bien. Il a donc l'obligation de le restituer le bien et de l'utiliser comme il en a été convenu avec le propriétaire du bien.
Lorsque ces conditions sont réunies, on peut parler d'abus de confiance.
La seconde question qu'il convient de se poser maintenant est : quand parle-ton de délit d'abus de confiance ? Autrement dit, quels sont les faits qui constituent un délit ? Pour parler de délit d'abus de confiance, l'acte commis (le détournement) doit non seulement être frauduleux mais aussi volontaire. Plus explicitement, il y a fraude lorsque non seulement la personne ne respecte pas ses obligations contractuelles mais surtout lorsqu'elle agit comme si elle était propriétaire du bien. C'est ce deuxième aspect de l'acte qui constitue réellement la fraude.
L'acte doit être volontaire, ce qui implique la connaissance de la part de l'auteur du caractère précaire de la remise. Rappelons toutefois que la preuve de l'intention frauduleuse se déduit du comportement général de l'auteur et ne se déduit pas en termes particuliers.
Enfin il faut bien entendu que l'acte porte préjudice au propriétaire du bien, ce qui est évidemment le cas si le bien est temporairement ou définitivement indisponible ou si il y a un retard dans la remise de celui-ci pourvu que ce retard provienne d'un acte volontaire ou frauduleux de l'auteur.

Il est toujours difficile d'être victime d'un abus de confiance. Car la déception est d'autant plus grande que justement on avait confiance. L'attitude des américains face à cette infraction est d'ailleurs intéressante: "if you deceive me once, shame on you, but if you deceive me twice, shame on me". Si tu me dupes, honte à toi, mais si tu me dupes une deuxième fois, c'est à moi d'avoir honte. Ce proverbe américain est intéressant dans la mesure où il nous vient du pays même du capitalisme. Le message est de dire que les affaires exigent une part de confiance et que nul n'est à l'abri d'être victime d'un abus de confiance. Cela peut arriver à n'importe qui et il n'y a pas à en avoir honte. C'est d'autant plus intéressant que la suite du proverbe nous montre que ce n'est absolument pas un message de complaisance ou de compassion. Il n'y a sincèrement pas à en avoir honte. Or les victimes d'abus de confiance ont parfois tendance à se culpabiliser, souvent parce qu'on a touché à leur intégrité morale. Mais encore une fois il n'y a pas de honte à avoir et vous devez vous défendre.
Rappelons que lorsqu'il est constitué un abus de confiance est un délit, c'est à dire une infraction à la loi passible d'une peine correctionnelle. Le droit distingue deux types de délit: le délit civil qui relève du fait de causer un dommage à autrui dont l'auteur doit alors se dédommager et le délit pénal qui est une infraction pénale jugée par un tribunal correctionnel. Le délit d'abus de confiance est une délit pénal.

L'ABUS DE BIEN SOCIAL, LA FRAUDE FISCALE:

Bien souvent, lorsque l'on est confronté à un manipulateur qui en plus a un énorme train de vie, est extraverti et se vante de ses réussites, il se cache également une personnalité qui applique ses propres règles pour arriver à engranger l'argent qui lui est nécessaire pour maintenir son monde dans l'illusion et se maintenir lui-même dans son propre monde qu'il s'est crée.
Il arrive alors que l'on découvre qu'au delà de la manipulation amoureuse par exemple, se cache une personnalité contrôlante qui est prête à tout dans ses activités professionnelles.

La criminalité financière est la continuation des affaires par d'autres moyens. Lorsque la légalité qu'ils ont eux-mêmes instituée ne permet pas à ceux qui détiennent le pouvoir économique et financier de réaliser certains de leurs objectifs, ils ont recours à d'autres méthodes et violent sans hésitation les règles et les principes de l'Etat de droit démocratique. Ils témoignent ainsi du décalage qui continue d'exister entre les idéaux dont se réclament les sociétés occidentales et les pratiques du pouvoir et des affaires.

Egalement qualifiée de "criminalité en col blanc" ou de "criminalité d'affaires" - voire plus joliment, de "criminalité astucieuse" par les services de police judiciaire, forme d'hommage rendu au vice par la vertu, - la criminalité financière recouvre tous les procédés utilisés dans la vie des affaires pour s'emparer illicitement de l'argent des autres: Etat, consommateurs, salariés, actionnaires, concurrents, entreprises clientes ou fournisseurs...

Ces procédés, on les retrouve, souvent inextricablement mêlés, sous les formes les plus diverses, dans tous les secteurs d'activité: abus de biens sociaux, présentation de faux bilans, falsifications comptables, faux en écritures, opérations et sociétés fictives, fausses factures,dépôts de bilan en série, ententes illicites et manipulations de prix, entraves à la liberté des enchères et à la réglementation sur les adjudications, violation des réglementations des changes et douanières, exportation illicite de capitaux, abus de droit, fraude et évasion fiscales, carambouille, cavalerie croisée, banqueroutes, commissions occultes, abus de confiance, trafic d'influence, concussion et corruption de fonctionnaires, vente de secrets de fabrication et contre-façons sur les marques et brevets, trafic de devises, de fausse monnaie, de faux titres d'emprunt ou de sociétés, etc.


Si la complexité du montage d'une opération criminelle est une condition déterminante de son succès, le principe de base est le plus souvent fort simple. Il consiste à brancher sur un circuit de transactions commerciales et financières régulières une "bretelle de dérivation", comme on le ferait hors compteur sur une ligne électrifiée. L'argent ainsi détourné ira rejoindre ses bénéficiaires, généralement sur des comptes ouverts dans des établissements financiers situés dans des pays qui garantissent, outre l'exonération fiscale, le secret bancaire et la libre circulation des capitaux.